Les lauréats 2010

Camille Chalain - Prix spécial du jury
La lettre

La lumière des matins d’automne entre par la fenêtre et s’étire sur le bureau encore rempli des restes du petit déjeuner. Une lettre est là, posée sur la table, bien en évidence. Depuis combien de temps ? Elle semble patienter dans un silence éternel. C’est l’objet que l’on savoure avec délice avant de le dévorer. Elle est ce prétexte aux plaisirs de ces jeux où on se fait brûler par la promesse de douces sensations.
Tout est emprunt d’immobilité, tout semble suspendu. Une femme vient s’asseoir au bureau, se saisit délicatement de la lettre et commence à l’ouvrir lentement, calmement. L’enveloppe crisse et cède sous ses doigts nus, comme par respect ancestral elle n’a pas voulu utiliser le coupe papier qui reste endormi sur le bureau. Pas plus que le couteau à beurre tout juste bon pour les factures. Pour mieux savourer les premières sensations, elle ferme les yeux et se laisse inonder par le contact du papier au bout de ses doigts.
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©Festival Ouverture 2010 C Chalain 1

 

©Festival Ouverture 2010 C Chalain 2

 

©Festival Ouverture 2010 C Chalain 3

 

©Festival Ouverture 2010 C Chalain 4

 

©Festival Ouverture 2010 C Chalain 5

 

©Festival Ouverture 2010 C Chalain 6

 

 

Arthur Bensana - Lauréat 2010
Le serpent

Lors de sa ballade, ce petit serpent du nom de Suakh fit la connaissance d’une immense masse rose. ayant le goût de l’aventure il décide de l’explorer.
Des pieds à la tête, il parcourt le corps de cette jeune fille.
Elle sent quelque chose, se réveille. Ce serpent était-il réel ?

 

©Festival Ouverture 2010 A Bensana1

 

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Bertrand de Gouttes - Lauréat 2010
Seul

Cette série m’a été inspirée lorsque je vivais seul dans un studio. La solitude, chacun la combat comme il peut (lorsqu’il est nécessaire de la combattre, certains s’en accommodent très bien, voire la recherchent). Qui appellera l’horloge parlante, qui mettra la télévision ou la radio, d’autres passent des heures à la fenêtre. J’avais imaginé à cette époque m’inventer un double ou une présence par l’intermédiaire de rouleaux de scotch de couleur et mettre en scène différentes situations. Mais l’espace me manquait. Aujourd’hui, plus seul du tout, j’ai recréé cet état d’esprit en modifiant quelque peu le concept : Une histoire d’amour, de la rencontre au mariage mais qui ne peut aller plus loin faute de scotch!! Retour à la solitude après une heureuse histoire, un répis de quelques heures…

 

©Festival Ouverture 2010BdGouttes1

 

©Festival Ouverture 2010BdGouttes2 copie

 

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Salvi - Lauréat 2010
Histoire d’un rêve d’enfant et d’un dimanche de match.

«Un jour, il y a très longtemps, de ces tous débuts où l’odeur de ta mère est encore tienne,
de ces premiers instants où la conscience ne le dispute pas encore à l’inconscient,
où l’inconstance participe de la respiration.
Sans en avoir l’air, je me suis assis sur un peu de vent.
Je me suis posé là, sur un nuage.
Et de ce mirage, ne m’en suis jamais relevé...»
Texte de Christian Jean

 

©Festival Ouverture 2010 Philippe Roussel 1

 

©Festival Ouverture 2010 Philippe Roussel 2

 

©Festival Ouverture 2010 Philippe Roussel 3

 

©Festival Ouverture 2010 Philippe Roussel 4

 

©Festival Ouverture 2010 Philippe Roussel 5

 

©Festival Ouverture 2010 Philippe Roussel 6

 

©Festival Ouverture 2010 Philippe Roussel 7

 

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