L'expo 2009

Nicolas Messyasz
Paris (75)
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"Habiter une des plus grandes, des plus belles, et une des villes les plus visitées du monde, provoque bien vite le besoin physique d’être ailleurs.

La violence, douce ou cruelle, du changement de latitude devient alors vitale, comme pour mieux affirmer notre choix d’être ici et pas ailleurs. Peut importe où, peut importe comment même, il faut partir pour mieux revenir.
Cela commence par le quartier suivant, la ville d’à coté, la région proche, le pays voisin et nous voilà bien vite sur un autre continent.

Etre photographe et atteint de cette «maladie» est un régal, on ne tient pas en place, même pour quelques heures, il faut voir, chercher, et surtout ramener ce que nos rétines y ont trouvé.

L’effet paradoxalement indésirable, c’est de se plaindre de ne pas être chez soi, de dire à quel point notre terre, notre culture, nous manquent...

Le point d’équilibre devient donc le voyage. Cet état transitoire que j’aime tant.
Voyage aller, où tout est imaginaire, prévu ou indésirable, inattendu, déceptions bénéfiques et détours propices à d’autres visions...

Voyage retour, où tout sera fatigue, plaisir de rentrer, de travailler ses images, de parler sans rien dire, de ces papiers accrochés à nos sacs, de ces tampons sur nos passeports, joie de retrouver les siens...
Imprévus, de quelques chemins non tracés, de quelques secondes mesurées différemment, dans un autre fuseau horaire, ou simplement dans la ville voisine...

Juste être ailleurs, y aller... Juste cette idée... Les actes suivront bien assez tôt."

















François Pitot
Toulouse (31)
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"Le train 2207CP prévu à 9h12 au départ de Cailhau partira dans quelques minutes.
Il desservira les gares, routes et chemins de votre imaginaire.  
Attention à la fermeture des portes.
Tout le personnel de bord vous souhaite un agréable voyage..."

Lomo Lca - Sensia 400.
Traitement croisé qui permet de saturer les couleurs et d’accentuer les «défauts» de l’appareil (films diapositives développés dans une chimie pour négatifs).













Caroline de Greef
Paris (75)

Les Landes, France. Décembre 2005.
Photos réalisées avec un Hasselblad 500c, format 6X6 cm.










 

 

Cath. An
Nantes (44)
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...encore une fois...

"Cette série photographique a été réalisée alors que j’étais sur la route. Un petit voyage comme une envolée lyrique. Le ciel pour compagnon, et la poésie comme guide vers un cheminement intérieur. Le travail a débuté au coin d’une phrase entendue : Tout le monde a le droit d’avoir un coin de ciel bleu.

Et voici que l’horizon s’ouvre. Et le voyage intérieur est là. Entier dans l’immensité du bleu.

« Encore une fois » est le titre de cette série qui raconte l’histoire de morceaux de ciel. Ma démarche a été de relier les images et les mots. C’est ainsi que j’ai regardé le ciel et cherché des coins bleus : entre deux immeubles, à travers des feuilles vertes, au coin de la rue, au détour d’un balcon... Et puis à contempler le ciel un peu chaque jour, des phrases sont apparues. Encore une fois, puis encore une fois et encore, et encore... Le ciel raconte de nombreuses histoires.
Ces photographies proposent une double lecture de l’image. Elles peuvent être lues dans leur suite : une série d’image sous le sceau du ciel. Mais elles peuvent tout autant être lues dans leurs individualités. Ajouter « Encore une fois » avant chaque lecture de l’image et laisser les échos faire le chemin...

Cette série a été réalisée avec un Canon EOS 450D. Si le rendu du ciel final n’est point bleu, c’est pour faire un clin d’œil à Eluard: LA TERRE est bleue comme une orange. Alors pourquoi LE CIEL ne serait-il pas bleu comme une orange ?
Il nous appartient de lever la tête... Et de saisir notre coin de ciel bleu. Encore une fois."











Bertrand de Gouttes
Neuilly-sur-Seine (92)

"Partir de la terre ferme et s’enfoncer dans l’eau. Emprunter un canal jusqu’à la plage. Vous marchez sur le sable jusqu’aux collines au loin, vous vous apprêtez à gravir la plus haute puis vous vous retournez pour admirer ce qu’il y a de l’autre côté...

La boucle est bouclée.

Balade d’un continent à un autre, traversée de l’Equateur, de l’eau, de la terre, chemins sous le soleil de France et d’outre-Atlantique, voyage en quelques clics et quelques bzzzs, le bruit des vagues et du polaroid, carrés, colorés, dégradés de bleus, camaïeux de jaunes, une touche d’ocre, instantanés au-delà du temps et de l’espace ; la magie de la terre et du pola..."











Michel Staumont
Fontaine-au-bois (59)

Carnet de route « Holga, ma ballade irlandaise »
 
"Holga m’accompagne
partout où je vais.
A sa manière, elle écrit
ce que je vois
ce que je ressens.
Je transcris, simplement.
Le carnet prend forme...
Elle est tout en plastique.
C’est un jouet
qui capte la lumière
et les états d’âme..
Certains la nomment :
           « appareil photo »"













Loïc Trocmé
Castelginest (31)
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"Voyagant toujours seul et en moto peu importe la destination. Le chemin EST le but du voyage.

Vous ne verrez pas les meilleures photos de voyages ! Ces meilleures photos, celles qui évoquent l’émotion d’une rencontre, je les prends avec un Polaroïd, et je les offre au pompiste turque qui m’invite boire le thé, à la jolie ukrainienne qui se retrouve sur le meme bateau de marchandises que moi, aux deux side-caristes arméniens, au contrebandier serbe qui m’indique un raccourci pour entrer au Kosovo par un chemin escarpé sans poste de police, au berger mongole avec qui j’échange ma moto pour ramener son troupeau à la bergerie en pleine steppe...

"Les voyages à moto vous font voir les choses d’une façon complètement différente. En voiture on est enfermé.
Parce qu’on y est habitué, on ne se rend plus compte qu’à travers les vitres, on ne voit pas mieux le paysage qu’à la télé. On n’est plus que le temoin passif d’un spectacle ennuyeux, figé. En moto, plus d’écran.
Un contact direct avec les choses. ON FAIT PARTIE DU SPECTACLE au lieu d’être un simple spectateur... "

Robert Pirsig - Traité du zen et de l’entretien des motocyclettes.


Voila qui vous explique pourquoi les photos d’un motocycliste en voyage incluent si souvent un bout de moto dans le cadre. Phénomène bien plus rare lors de voyages dans le Renault Scenic familial climatisé !"

















Philippe Roussel
La Salvetat St Gilles (31)
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"Les voyages... Toujours trop courts.
Le long des routes, les gens filent sous nos yeux.
Un jour peut-être croiserons-nous leurs chemins à nouveau...
La magie vient de ces rencontres furtives mais intenses."













Chris Quanta
Paris (75)

"Photographier des miroirs c’est un bon moyen pour faire deux photos en une. L’image de l’objet dans son environnement et l’image que renvoie le miroir.

Mais c’est aussi l’occasion de réunir des contraires, la ville et la campagne, le devant et le derrière, la géométrie et la déformation, l’illusion et le réel...

Image dans l’image, double choix, opposés réunis, c’est un peu le yin et le yang inscrit dans un rectangle."











Jean-Baptiste Maison
Paris (75)
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Tuol Sleng, seule la lumière y est libre

"Les Khmers rouges aimaient les symboles qui font mal.
Ils ont choisi ce lycée de Phnom Penh, lieu d’apprentissage, d’élévation de l’Homme, pour y torturer et exterminer plus de 12000 personnes, enfants, femmes, hommes, vieillards... en trois ans et trois mois.
La simplicité brute des lieux laissés tel quel sous la lumière adoucie nous saisit, ne nous laissant que notre silence pour nous raccrocher, seule expression supportable de l’émotion qui nous submerge."















Monique Ferrere
Carcassonne (11)

Lignes

"Ces derniers mois, j’ai été régulièrement en transit à la gare de Valence TGV où j’ai pris ces photos.
Je me suis, alors, mise à aimer cette gare, son architecture, ses lignes droites, ses lignes qui se croisent, qui fuient...
Comme dans les voyages, comme dans la vie : les lignes de fuite, celles des rencontres, celles des espoirs..."











 

Olivier  Bocquet
Condé-sur-Huisne (61)

"Ça faisait longtemps que j’avais le projet de photographier ce curieux phénomène météorologique: des nuages rectilignes fabriqués artificiellement. Je leur trouve une certaine qualité poétique, et j’aime le contraste entre ces rayures silencieuses et les monstres hurlants qui les produisent.

J’ai passé deux mois le nez en l’air pour arriver à cette minuscule poignée de photos. J’en ai raté plein: mauvaise exposition, image tremblée, cadrage approximatif... Et ce pour une raison très simple et pourtant imprévue : ces nuages que je croyais paisibles se transforment très, très, très vite. Il faut dégainer son appareil, cadrer, régler et shooter en moins de dix secondes, sinon le moment est passé.

Ce travail m’a aussi fait découvrir autre chose : le ciel n’est pas bleu, il est bleus."











Isabelle Delpech

Castanet (31)

"L’envie que j’avais, c’était d’évoquer un voyage initiatique, symbolique.
Le plus long des voyages est fait de plusieurs petits pas...
Partir, aller vers les autres, c’est aussi se trouver soi-même.

Une mauvaise manip de mon appareil, et je vois le sol, une chaussure, un mouvement... !
C’était exactement ce que je voulais... Ensuite trouver des lieux différents, afin d’évoquer plusieurs cheminements possibles.

Pour l’anecdote, c’est à l’occasion de mes recherches que j’ai découvert que Le Pays de Cocagne n’était pas qu’une expression, mais existait bel et bien !"











Elisabeth Keller
Limoux (11)

"Je voyage souvent tout près de chez moi sur le réseau infini qui traverse nos vignes.
Ces paysages à la fois ordonnés et sauvages que desservent les chemins vignerons ne cessent de m’inspirer tout au long de l’année.
Venez vous y perdre avec moi si vous le voulez et laissez vos yeux être caressés par cet environnement si particulier."